Le repli nationaliste ou identitaire multiplie des signes inquiétants dans l’activité du négoce mondial. En mettant en place des mesures qui favoriseraient sur leur marché intérieur les produits locaux, les perdants au change seraient paradoxalement l’espace européen et l’Amérique du Nord. En attendant, les pays en voie développement en subissent les effets.
Protectionnisme
Les grands perdants du protectionnisme
Protectionnisme : L’Organisation mondiale du commerce, juge ou partie ?
Cela fera bientôt 10 ans que des mutations au sein de cette institution font leur chemin. L’OMC a toujours été accusée de faire le jeu des puissances au détriment des petites nations. Pour preuve, le règlement de plusieurs différends qui soit, prend du temps, soit avantage ceux qui disposent de plus d’influence. C’est du moins l’impression des nations moins avancées ou en émergence, souvent déboutées lors de conflits commerciaux qui se heurtent à un protectionnisme qui ne dit pas son nom.
Protectionnisme : les secteurs les plus protégés
Pour tout secteur industriel, obligé de fonctionner dans un cadre de libre-échange, luttant pour la survie, la rentabilité, la croissance, etc., la concurrence étrangère constitue un défi sérieux qui a amené à une résurgence du protectionnisme. En effet, ces dernières années, de nombreux pays industrialisés y compris les nouveaux géants émergents comme la Chine ou le Brésil, ont de plus en plus recours au protectionnisme qu’ils justifient par des considérations de sécurité nationale et une prétendue nécessité de protéger des secteurs industriels dits stratégiques. Ce nouveau protectionnisme qui ne dit pas son nom, se manifeste sous différentes formes comme les mesures ou textes de lois imposant les droits de douane et le dédouanement à certains pays ou les subventions accordées à certains secteurs, la limitation des investissements étrangers, la dévaluation de monnaie, etc.
Protectionnisme : La grande hypocrisie
Les multiples ententes commerciales entre États cachent malheureusement de déplorables pratiques. Sous le couvert de certaines spécificités nationales, des gouvernements se permettent d’appliquer des normes restrictives à quelques secteurs. Trahissant très souvent un certain nombre d’engagements internationaux et foulant au pied des dispositions statutaires formellement paraphées.
Protectionnisme : une vieille arme économique
Les nouvelles dépenses proposées par le président américain Barack Obama pour stimuler l’emploi comprennent 50 milliards de dollars pour les rénovations d’infrastructures, sur un total de 447 milliards. Sauf exception, elles sont réservées aux entreprises américaines et à l’achat de matériaux « made in USA ». Le Canada crie au protectionnisme à l’annonce de ces mesures. Mais le phénomène n’est pas nouveau. Depuis le début des échanges commerciaux internationaux au début du XIXe siècle, le libre-échange a toujours prédominé tandis que le protectionnisme était considéré comme quelque chose de néfaste au bon développement de l’économie mondiale. Il semblerait en effet que la tendance générale soit, depuis plus de deux siècles, à la libéralisation croissante des échanges internationaux et à la mise en place des règles et institutions destinées à les gérer.



























