La notion de richesse des nations a été largement débattue au sein de plusieurs organismes et forums. Il n’en demeure pas moins que la définition de plus en plus répandue est celle qui définit les pays riches comme étant les plus avancés en termes de développement humain et non plus seulement en termes de Produit intérieur brut (PIB). Cette définition, proposée par le Programme des Nations-Unies pour le développement, a fait école et s’est imposée comme indicateur central des classements mondiaux de performances économiques.
L’Indice de développement humain (IDH) s’oppose ainsi quelque peu au G8 et au G20 qui sont établis en termes de puissances économiques. Le G8 comprend 13,1 % de la population mondiale et produit environ 58 % du PIB mondial et le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).
Comme le précisent les auteurs du dernier rapport sur l’IDH, « Il est maintenant presque universellement admis que le succès d’un pays ou le bien-être d’un individu ne peut être mesuré strictement en termes monétaires. Le revenu est bien entendu crucial : sans ressources, tout progrès est difficile. Mais il est également essentiel de savoir si les gens ont la chance de vivre une vie longue et en bonne santé, s’ils ont ou non accès à une éducation et s’ils sont libres d’utiliser leurs connaissances et leurs talents pour façonner leurs propres destinées. »
Le Top 10 du rapport 2010 donne donc le classement suivant : Norvège, Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis d’Amérique, Irlande, Liechtenstein, Pays-Bas, Canada, Suède et Allemagne.
En termes absolus cependant, un classement des principales puissances économiques mondiales a été établi par le Fonds monétaire international à partir du Produit intérieur brut nominal. Le classement publié en 2010 répond par contre à l’idée que l’on se fait général des pays riches et n’intègre pas les notions sociales contenues dans le rapport sur l’IDH. Ce classement, invariable jusqu’à une certaine époque, a quelque peu été chamboulé par les performances de la République populaire de Chine, en progrès constant depuis une bonne décennie.
Selon le FMI, les 10 premières puissances et leur PIB sont dans l’ordre : Les États-Unis d’Amérique (14 624 milliards $US), la Chine (5 878 milliards $US), le Japon (5 474 milliards $US), l’Allemagne (3 306 milliards $US), la France (2 555 milliards $US), le Royaume-Uni (2 259 milliards $US), l’Italie (2 037), le Brésil (2 024 milliards $US) et la Russie (1 477 milliards $US).
Il faudrait cependant relativiser ce tableau sans nuances sur la notion de richesse, puisque plusieurs pays dits « en voie développement » disposent d’immenses ressources dont ils ne peuvent librement disposer pour leur développement. Un classement aurait été intéressant à faire à ce sujet mais il n’est pas certain qu’il aurait fait l’affaire de certains statisticiens. La norme en vigueur reste donc celle des pays dits « du Nord » donc développés et riches versus les pays dits « du Sud », sous-développés et « pauvres ». Deux indicateurs entre lesquels un groupe, composé de nations dites « émergentes », est venu s’insérer, élargissant encore plus la notion de richesse.


























