Ernst & Young (E&Y) en partenariat avec Oxford Economics a publié à la fin de l’année dernière un document intitulé "Rapid-Growth Markets". Rapid-Growth Markets (RGM) pourrait être traduit en français comme : Économies (Marchés) en forte croissance. Ces organisations ont voulu dans un monde qui bouge, où de nombreuses puissances montent, apporter un éclairage sur les RGM. Alexis Karklins-Marchay, co-Leader du centre des Marchés Émergents E&Y est même catégorique: « If you are not winning in rapid growth markets, your competitor is. ».
Rapid-Growth Markets
Au sens de l’étude, un RGM doit réunir les trois critères suivants :
- Taux de croissance (avoir démontré une croissance forte au cours des dernières années et avoir un potentiel de croissance tout aussi élevé)
- Taille de l’économie et de la démographie
- Niveau d’importance stratégique pour les affaires
À partir de ces critères, E&Y a choisi les 25 meilleures économies remplissant ces critères. Elles apparaissent en jaune dans le graphique placé ci-haut.
Les principaux faits saillants macroéconomiques et les perspectives attendues pour ces économies sont :
En moyenne, ces économies ont connu une croissance annuelle du PIB de 5,4% ce qui, d’après l’étude, est trois fois supérieure à la croissance enregistrée dans les pays développés ;
Aujourd’hui, ces 25 pays représentent 40% du PIB mondial en parité du pouvoir d’achat ;
D’ici à 2020, on s’attend à que 46% des exportations mondiales soient de leur fait (contre 37% actuellement en 2010). Pour la même période ces 25 pays représenteront également 38% de dépenses de consommation dans le monde et 52% de demande de voitures.
Spécifiquement en Asie, dans les 8 années à venir, le nombre de personnes ayant un revenu en parité du pouvoir d’achat compris entre 10 et 100$, atteindra 1,74 milliard de personnes.
L’Afrique en excellente position
L’Afrique compte quatre pays dans ce classement : Afrique du Sud, Égypte, Ghana et Nigéria. L’Afrique serait créditée d’une croissance autour de 5% pour 2012 alors que la crise est sévère sous d’autres cieux. Ces pays représentent bien cette Afrique et présentent même des perspectives pour l’avenir intéressantes.
Ainsi, en Afrique du Sud, l’on passera d’un PIB par habitant de 7,276.2 à 9,254.8 de dollars. L’Égypte devrait connaître une croissance au dessus des 5% dès 2013. L’étude rappelle, à juste titre, que l’exploitation du pétrole au Ghana a contribué à donner à ce pays une croissance à deux chiffres en 2011 : c’était 14%. Du côté du Nigéria, l’on annonce de vigoureux taux de croissance. Entre 2012 et 2015, on aura respectivement : 7 ; 6.5 ; 6.1 et 5.1%.
Mais ce n’est là qu’une partie de ce qui se passe en Afrique : quelle sera la croissance nigérienne où seront exploités dans les mois à venir les 600 millions de barils de pétrole découverts ? La croissance gabonaise ne sera-t-elle pas durable si le gouvernement met en œuvre le plan pour les infrastructures qu’il a évalué pour 2012-2016 à 12 000 milliards de FCFA (24 milliards de dollars) ?
Paraphrasant un slogan utilisé par le gouvernement d’Afrique du Sud, j’ai envie de dire : Africa is the next stop !
Serge Tchaha Poursuivez la discussion avec Serge sur le FACEBOOK D'AFRIQUE EXPANSION MAGAZINE























