Très récemment introduits sur le continent, ces titres financiers n’ont effectué une percée appréciable qu’au Maghreb. Une tendance qui devrait s’inverser grâce à l’ouverture de ce canal d’investissement aux particuliers, à en croire les spécialistes.
C’est au début des années 2000 que les organismes en placement collectif des valeurs mobilières ont fait leur entrée en Afrique après un certain succès en Europe. Leurs produits sont des effets d'épargne permettant de détenir une partie d'un portefeuille de valeurs mobilières (actions, obligations) commun à plusieurs investisseurs et sont à capital variable.
En Afrique de l’Ouest, on relevait en 2008 des actifs de près de 61 millions d’euros, en hausse de 9% sur un an. Un chiffre faible par rapport à un pays comme la Tunisie qui enregistrait une croissance annuelle de 20% totalisant près de 2 milliards d’euros à la même période. Des données qui ont poussé les autorités des marchés financiers à changer le fusil d’épaule surtout que les investissements des fonds mobilisés se font surtout dans les télécommunications, les banques ou l’agroalimentaire. Des secteurs en forte croissance sur le continent.
Quel intérêt pour les particuliers ?
Cité par un confrère, Gaspard Ouédraogo, président du conseil d’administration de la Société ouest-africaine de gestion d’actifs (Soaga), explique que «l’avantage de la gestion collective, c’est qu’elle permet à un particulier dont les moyens sont limités d’avoir accès aux opportunités d’investissements qui sont généralement proposées aux entreprises ou aux plus riches ». « Il est (donc) temps de sensibiliser nos populations et de leur proposer des outils professionnels de placement ». Cela d’autant plus que des campagnes farfelues ont souvent été lancées avec des promesses de rendement totalement irréalistes.
Une offensive est donc en marche et même la diaspora africaine, véritable pompe à liquidités, est sollicitée à travers de nouveaux produits.
Avec quels effets ? Il faut savoir que dans la jungle des affaires en Afrique subsaharienne, les traditions en matière de gestion et d’investissements collectifs ont la peau dure. Les coopératives et autres regroupements familiaux ou claniques font encore office de banques d’investissements, sans intérêts, à très peu de risques.




























