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Gabon : élargir le bassin des ressources

Ce pays, qui était considéré comme un émirat à l’indécence économique grâce au pétrole, a fait le pari de diversifier ses revenus. Faire tourner les chiffres de la croissance rime désormais avec innovation et inventivité. Comment le pouvoir de Libreville s’y prend pour se détacher des matières premières dont les prix sont en chute libre.

Si le Plan Stratégique Gabon Émergent 2025 donne une idée des avenues proposées par le président Ali Bongo, autant dire que certains de ses volets sont irréalistes. Il n’empêche, la diversification de l’économie gabonaise, au-delà des premiers échecs d’implantation, est essentiel, voire indispensable. Sortir de l’enfer des hydrocarbures signifie plonger dans le développement d’autres secteurs. Primaires, secondaires ou tertiaires, ils nécessitent une expertise que le Gabon doit continuer de mettre sur pied.

Si la réduction des dépenses publiques et la réduction du train de vie de l’État vont de soi, la multiplication des partenariats avec le secteur privé apparaît comme une nécessité pour faire monter la mayonnaise dans plusieurs secteurs porteurs. Et comme on le sait, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) étant au cœur des économies des nations. Ce qui appelle donc à faire des efforts importants pour leur croissance. Et c’est ce qui appelle à un investissement massif dans les infrastructures, les ressources humaines et les filières de production hors-pétrole.

L’universitaire gabonais Paterne Ndjambou rappelait à cet effet qu’une « stratégie de diversification capable d'insuffler un développement territorial à long terme du pays a été articulée autour de cinq piliers : « Le Gabon minier », « Le Gabon énergie », « Le Gabon bleu », « Le Gabon vert » et « Le Gabon gris ». Ces piliers ont chacun quatre composantes. Les filières retenues sont : la Mine de fer de Belinga, l'exploitation d'autres ressources minières et géologiques, l'industrie pétrochimique et l'industrie métallo-sidérurgique pour « Le Gabon minier », le gaz naturel, l'hydroélectricité, l'énergie solaire et la biomasse forestière pour « Le Gabon énergie », l'aquaculture, la pêche artisanale, la pêche industrielle et l'industrie marine pour « Le Gabon bleu », l'agriculture agroécologique, l'industrie du bois, l'industrie des biotechnologies et le géotourisme pour « Le Gabon vert », et les technologies de l'information et de la communication, les services financiers et bancaires, les services professionnels pour entreprises et la formation et recherche scientifique pour « Le Gabon gris. »

Mais Libreville a-t-il les moyens de ses ambitions ?

La Banque Mondiale qui « appuie » le Gabon dans cette mutation insiste pour dire que les substituts financiers se trouvent en partie dans le secteur privé et dans des programmes financés par les institutions internationales. C’est la voie un peu obligée parce que les revenus indécents du pétrole ont été très mal gérés et avec la chute du prix du baril de pétrole, on se gratte la tête lors de l’élaboration des budgets pour trouver des fonds à allouer au développement et la croissance de l’économie.

Enfin comme le disent les experts de la Banque Africaine de développement (BAD), « dans un tel contexte, ceux sont l’émergence d’une masse critique d’entrepreneurs et l’afflux massif de capitaux privés dans des secteurs non pétroliers qui permettront de créer des emplois, de payer des salaires, de payer les impôts pour donner à l’État les moyens de développer des infrastructures économiques et sociales. Cela suppose une amélioration de l’environnement des affaires et du climat d’investissement. Dans cette logique, seule la condition de compétitivité des biens et services produits au Gabon déterminera l’attractivité de ce pays par rapport aux investisseurs. L’édification d’une économie d’entrepreneurs au Gabon exige un changement de paradigme pour passer d’une économie administrée à une économie entrepreneuriale. Elle exige une transformation des mentalités par la création des incitations appropriées. »



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