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Robotisation du travail : personne ne sera épargné

La robotisation du travail n’épargnera presque personne dans le monde. C’est le constat qu’a fait l’un des derniers rapports de McKinsey. Elle pourrait transformer à différents degrés quasiement tous les secteurs de l’économie.

Le rapport de la firme de consultation McKinsey a analysé dans le cadre d’une étude sur la robotisation du travail, près de 2000 tâches associées à plus de 800 professions, afin de déterminer dans quelle proportion l’automatisation pourrait se faire dès maintenant, à partir des technologies actuellement disponibles. Et il semblerait que le secteur de la restauration et de l’hébergement serait ceux qui seront le plus touchés avec un potentiel d’automatisation de 73%. Ainsi, certains restaurants tentent déjà l’expérience avec des ordinateurs permettant de prendre les commandes en libre-service ou des robots s’occupant de la cuisson des hamburgers.

Vient ensuite, le secteur manufacturier où les robots peuvent déjà potentiellement exécuter près de 59% des tâches, à l’image de celles exécutées sur les chaînes de montage. Dans les autres types de profession, plus de 60% des tâches, dont un tiers est associé à la collecte et à l’analyse de données, peuvent être automatisées, souligne le rapport. C’est notamment le cas dans le secteur de la finance, où le taux de pénétration de la robotisation atteint 43%.

Cependant, certains professionnels comme les infirmières, les médecins, les enseignants et les gestionnaires, ont moins de craintes à avoir car difficilement remplaçables, en raison de l’importance des relations interpersonnelles dans leur quotidien. Chose certaine, l’arrivée des robots aura inévitablement un impact sur le marché de l’emploi.

Ainsi, selon une étude de l’OCDE dévoilée en mai 2016 et sur laquelle s’appuie le rapport de McKinsey, 9% des emplois au Canada comptent au moins 70% de tâches automatisables. De même, près d’un emploi sur quatre est exposé à une automatisation de 50% à 70% des tâches. Une proportion qui augmente plus le niveau d’instruction des travailleurs est bas. Ainsi, l’OCDE prévoit que seuls 5% des travailleurs ayant un diplôme universitaire sont fortement à risque contre 40% chez ceux dont le niveau d’instruction est inférieur au deuxième cycle du secondaire. La robotisation pourrait donc renforcer les handicaps auxquels certains travailleurs font déjà face.

Par ailleurs, certaines estimations fondées sur les tâches caractéristiques de chaque profession suggèrent que près de la moitié de tous les emplois pourraient être remplacés par des ordinateurs ou des algorithmes au cours des dix à vingt prochaines années aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux. D’autres au contraire, pensent que le risque de perte d’emploi en raison de l’automatisation est moins important que ce que l’on prétend parfois.

Ces experts estiment que l’automatisation de professions entières semble peu probable dans la mesure où les tâches réalisées dans différents emplois au sein d’une même profession varient considérablement et parfois, évoluent au fil du temps au sein d’une même profession. Par exemple, deux travailleurs exerçant des emplois dans une même profession n’accomplissent pas forcément les mêmes tâches du fait que leur travail peut être organisé différemment, l’un nécessitant davantage d’interaction directe ou d’autonomie.

En somme, selon l’OCDE, la part des travailleurs à risque élevé de substitution varie selon les pays, et ces écarts sont imputables, dans une certaine mesure, aux différences en matière d’organisation du travail. Les pays dont les emplois reposent moins sur les interactions directes sont davantage exposés à l’automatisation. Les différences entre les pays tiennent aussi à l’ampleur du rôle joué par la technologie dans l’économie. Le Danemark, le Japon et la Suède par exemple, consacrent une part importante de leur PIB à l’investissement dans les TIC, ce qui indique qu’ils sont susceptibles d’avoir déjà automatisé plusieurs tâches ou emplois.



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