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Internet - Des solutions novatrices pour l'Afrique

Les Africains sont parmi les moins connectés à Internet dans le monde, selon une carte réalisée par deux chercheurs britanniques de l’Université d’Oxford, à partir des données des indicateurs de développement de la Banque mondiale de 2013 et celles de Natural Earth. Un des auteurs de l’étude, Mark Graham justifie cela par le coût élevé des services et la médiocrité des infrastructures. Ainsi, même si le continent est relié par plusieurs câbles sous-marins et la fibre optique, la distribution de lignes se limite surtout aux côtes et ne pénètre pas véritablement encore à l'intérieur des terres et sont relativement onéreuses.

Rien de surprenant donc de voir émerger des solutions innovantes pour remédier à cette situation qui handicape le développement du continent. Des solutions à l’image de Project Link de Google qui vise à fournir des connexions Internet plus rapides dans le monde entier. Il s’agit d’un réseau de fibre optique que le géant américain a déployé en Ouganda, pour améliorer les vitesses de connexion dans sa capitale, Kampala.

Pour certains, l’action de Google est loin d’être philanthropique. Cela s’apparente plutôt à une volonté d’étendre son empire dans des régions jusque-là inatteignables. Et Pour cause! Son objectif avec cette activité qui se veut rentable, serait ainsi d’accélérer le développement d'internet et donc l'usage de ses services et marchés publicitaires, en étant aux fondations des réseaux.

Le réseau de Kampala géré par une filiale détenue à 100% par Google, est construit par un prestataire local, sous la direction d'une société spécialisée dans la fibre optique. Le groupe américain qui aurait investi 14 millions de dollars dans ce réseau, se positionne donc comme un fournisseur d'infrastructures pour les opérateurs, qui vendent, eux, les connexions aux clients. Selon la Banque mondiale, 14,7% des Ougandais disposaient d'une connexion Internet en 2012.

Le géant californien est également à l’origine du Project Loon qui doit aussi garantir une connexion internet à des zones difficiles d'accès, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est via des ballons gonflés à l'hélium 20 kilomètres au-dessus de la surface du sol — dans la stratosphère.

En résumé, ces ballons récupèrent les signaux émis par les tours de transmission et le redistribuent. Ils remplissent ainsi le rôle de relais de signal pour couvrir des zones où l'installation de tours de transmission (ou de la fibre) serait trop coûteuse et techniquement compliqué. Un ballon permet de couvrir une zone circulaire de 40 kilomètres de diamètre au sol. Cela peut donc demander des centaines de ballons pour couvrir la totalité d’un territoire.
Cet outil permettrait, en outre, de rétablir rapidement un accès internet après des catastrophes naturelles. Plusieurs tests de cette technologie ont déjà été effectués en Nouvelle-Zélande, en Australie, et en Amérique latine.

D'autres initiatives en Afrique

Google n’est pas le seul à vouloir se positionner sur ce marché en Afrique. En effet, Facebook qui désire également amener Internet dans le monde entier, en particulier Afrique subsaharienne a investi sur le satellite Amos-6 faisant partie de la fusée de SpaceX de l'entreprise spatiale d'Elon Musk. Malheureusement, celle-ci a explosé le1er septembre 2016, trois jours avant son lancement dans l’espace, mettant ainsi un frein au projet de Mark Zuckerberg.

Le satellite devait fournir à Facebook une couverture internet pour certaines parties de l'Afrique subsaharienne, dans le cadre du projet Internet.org, une initiative pensée en partenariat avec l'opérateur de satellites Eutelsat, basé à Paris. Les deux entreprises s'étaient divisées le prix du projet – 95 millions de dollars – qui aurait dû être rapidement remboursé en 5 ans, selon Space News.

Dans un post publié sur Facebook, son s'est dit « profondément déçu d'apprendre que l'échec de lancement de SpaceX a détruit notre satellite qui devait apporter une connexion à des tas d'entreprises et des personnes à travers le continent » avant d'ajouter : « Heureusement, nous avons développé d'autres technologies comme Aquila qui pourront également connecter les gens ».

En effet, le réseau social travaille également sur un drone à énergie solaire appelée Aquila qui aurait pour mission de diffuser du wifi par les airs dans des zones excentrées sans accès à Internet. Malheureusement, ces beaux projets risquent de prendre un peu de retard.



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