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Présidence Trump - Que peut attendre l'Afrique ?

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump semble vouloir respecter à la lettre ses promesses de campagne au vue des décrets qu'il a déjà signé. Ainsi, en accord avec son slogan "America first" (priorité aux intérêts américains, notamment commerciaux), l'Afrique est loin d'être au centre de ses préoccupations.

 

Peu de temps avant son arrivée à la Maison Blanche, l'équipe de transition Donald Trump a posé une série de questions au département d’État américain sur leurs relations avec l'Afrique, dans un mémorandum de quatre pages que s'est procuré le New York Times. "La formulation de certaines questions suggère une définition plus restreinte des intérêts américains en Afrique, et une approche (...) à court terme de l’engagement avec les pays africains", a expliqué la directrice du programme africain de l’institut Woodrow Wilson, Monde Muyangwa, au quotidien américain.

Pourtant, selon un rapport de 2015 d'EY (anciennement Ernst & Young) sur l'attractivité des investissements sur le continent africain, les États-Unis restent premiers en terme d'investissements directs étrangers. Ainsi, les seules relations que le nouveau président américain pourrait vouloir développer avec l'Afrique est celles basées sur le "business". En effet, l'un des seuls moments où il a manifesté de l'intérêt pour ce continent, c'est lorsqu'il s'est s'inquiété de la concurrence chinoise. "Comment les affaires américaines entrent-elles en concurrence avec les autres nations en Afrique ? Sommes-nous perdants face aux Chinois ?", interroge le mémorandum.

Selon Peter Vale, professeur à l’université de Johannesbourg, dans une tribune publiée sur le site The Conversation et traduite par France 24, M. Trump va sans aucun doute gérer le continent comme il gère ses affaires. "En bon businessman, il exigera un retour sur investissement. Or peu de pays africains sont en mesure de lui en assurer. Sa réponse pourrait alors être celle d'un présentateur de reality show : éjecter tous les candidats qui ne rentreraient pas dans le rang.", assure ce spécialiste. Rappelons qu'il a nommé à la tête de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, ancien PDG de la multinationale pétrolière ExxonMobil implantée dans les grands pays exportateurs du continent comme le Nigeria, l’Angola, le Tchad ou le Mozambique.

Par ailleurs, le président américain pourrait renégocier ou abolir l'AGOA (Africa Growth and Opportunity Act) qui permet à 39 pays africains d'être exonérés de taxes à l'exportation vers les États-Unis. En effet, il a rarement caché son aversion pour les accords de ce type, même s'il n'a jamais citer explicitement ce programme. Mais comme l'AGOA aurait, selon l'Agence Ecofin, créé jusqu'à 120 000 postes de travail pour des Américains, il se peut qu'il survive. Quelques jours avant de prendre ses fonctions présidentielles, le milliardaire new-yorkais a affirmé qu'il sera "le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait créé". Il ne prendrait donc pas le risque d'en supprimer.

Pour ce qui est de l'aide au développement qui représente 1% du budget fédéral, Donald Trump se montre plus frileux. "Avec autant de corruption en Afrique, quelle quantité de notre financement est volé ? Pourquoi devrions-nous dépenser ces fonds en Afrique quand nous souffrons, ici, aux États-Unis ?", peut-on lire dans le mémorandum selon le New York Times. Ainsi, beaucoup s'interroge sur l'avenir des programmes comme Power Africa, lancé en 2013 par son prédécesseur Barack Obama et visant à améliorer l’accès à l’électricité à près de 60 millions de foyers africains.

Enfin, en matière d'environnement, le continent durement touché par le dérèglement climatique, redoute également des futures décisions de M. Trump qui vient de nommer à la tête de l’Agence de protection de l’environnement, Scott Pruitt, climato-septique et fervent défenseur de l’industrie des énergies fossiles. Le refus des États-Unis de s'impliquer dans le règlement de cette problématique majeure pourrait s’avérer catastrophique pour l'Afrique.



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