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Présidence Trump - Des gagnants et des perdants

Alors que certains pays ou entités comme Israël ou la Grande-Bretagne post-Brexit s'annoncent comme favorisés par l'arrivée de Donald Trump, d'autres comme le Mexique, la Chine ou l'Union européenne risquent de grincer des dents.

Dès le début de sa campagne, Donald Trump a fait part de ses idées, souvent en 140 caractères, en matière de politique étrangère. Des idées qu’il a depuis réitérées. Il y a d’abord le protectionnisme et l’hostilité à l’immigration qui se traduit par sa menace de taxer à 45% les importations chinoises et de construire le mûr avec le Mexique pour empêcher les Mexicains d’entrer aux États-Unis. Un mûr qu’il leur ferait payer d’une façon ou d’une autre, au besoin en instaurant une taxe sur les importations mexicaines.

Le nouveau président américain n’a jamais ménagé ses critiques envers la Chine, accusée de concurrence déloyale, de manipuler sa monnaie, d’avoir inventé la thèse du changement climatique pour affaiblir la compétitivité des États-Unis, et de fortifier ses positions en mer de Chine du sud. Et après avoir annoncé qu’il abandonnerait dès les premiers jours de son mandat, le traité de libre-échange transpacifique (TPP) signé l'an dernier par douze pays d'Amérique et d'Asie, mais non ratifié, M. Trump a tenu parole. Il vient en effet, de signer une ordonnance mettant fin à la participation des États-Unis au TPP qui visait à créer une nouvelle zone de libre-échange.

De même, il a affirmé deux jours après son investiture, lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, qu'il allait commencer à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec les dirigeants du Canada et du Mexique qu'il doit rencontrer prochainement. Entré en vigueur en janvier 1994, l’ALENA qui associe les trois pays dans une vaste zone de libre-échange, fait partie des cibles privilégiées de Donald Trump qui l'accuse d'avoir encouragé l'exode d'emplois manufacturiers américains vers le Mexique.

À ce propos, il avait promis de faire pression pour relocaliser aux États-Unis, des productions industrielles (il a déjà commencé avec Ford) et imposer des droits de 35% sur les automobiles produites au Mexique et destinées au marché américain. "America first", -sous-entendu "priorité aux intérêts américains, notamment commerciaux"- était son slogan de campagne, après avoir été celui des isolationnistes des années 1930.

En Europe, le président américain a salué le Brexit et s’est dit prêt à conclure un accord commercial avec la Grande-Bretagne qui s’en est aussitôt félicité. Pour l’Allemagne, il a critiqué comme « catastrophique » la décision de la Chancelière Angela Merkel d’accueillir largement des réfugiés syriens. Mais, M. Trump s’est surtout prononcé sur la question de l’Ukraine. Ce qui a poussé l’ancien ambassadeur américain en Russie, Michael McFaul, à s’interroger dans un tweet retranscrit par le journal belge en ligne, LaLibre.be : « L’Ukraine sera-t-elle "la plus grande perdante" de l’entrée de Donald Trump à la Maison-Blanche? ».

Confronté à une guerre pilotée par la Russie depuis 2014, le pays qui a privilégié plus ou moins directement la candidature d’Hillary Clinton, a de quoi s’inquiéter selon certains experts. Et pour cause : le magnat new-yorkais n’a jamais caché son penchant pro-russe ou ses lacunes sur le dossier ukrainien. Le 1er août dernier sur ABC, il a affirmé que "Poutine ne va pas en Ukraine", niant l’implication militaire russe dans cette guerre, tout en reconnaissance la légitimité de l’annexion de la Crimée par Moscou. Ainsi, pour le politologue Askold Krushelnycy, cité par LaLibre.be : « la "soumission de Trump à Poutine" est telle qu’il faut "se préparer à une guerre totale" avec la Russie ».

Enfin, concernant le Moyen-Orient, Donal Trump a affiché sa volonté de prendre ses distances avec cette région tout en affirmant une solidarité sans faille à Israël. De fait, il a annoncé qu’il transférerait l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, reconnaissant ainsi implicitement la souveraineté israélienne sur la ville sainte, où les Palestiniens entendent également établir leur capitale.

Par ailleurs, il a critiqué le vote, le 23 décembre dernier, d’une résolution des Nations unies condamnant la colonisation des territoires palestiniens par Israël, qualifié de "puissance occupante". "Elle est terrible, l’administration Obama aurait dû mettre son veto", a-t-il alors affirmé après que les États-Unis se soient pour une fois abstenus de mettre leur veto.

Suite à ces signes de soutien à la colonisation envoyés par M. Trump, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, n’a pas tardé à passer à l’action après l’investiture de celui-ci. Il vient ainsi d’annoncer la construction de plus de 3 000 logements en Cisjordanie occupée. Selon l’ONG israélienne Peace Now, cité par le quotidien catholique français, LaCroix.com, il s’agit de "l’annonce la plus importante" depuis la tentative de dialogue menée par John Kerry, alors secrétaire d’État américain, en 2013 et 2014.



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