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Forum de Davos - Qu'attendre des États-Unis de Donald Trump ?

En ce jour d'investiture aux États-Unis du président élu Donald Trump, son nom était sur toutes les lèvres à Davos au Forum économique mondiale.

Alors que l’heure est étrangement à l’optimisme à Davos concernant les projets "pro-business" de Donald Trump, le milliardaire américain George Soros, se démarque en étrillant le nouveau président américain. Devant un parterre de chefs d'entreprises et journalistes qu’il a invité dans un grand hôtel, comme chaque année à l’occasion de cette réunion de l'élite économique mondiale, il l’a traité "d'apprenti-dictateur" qui va échouer dans son mandat car "il minera le soft power de Washington et prépare une guerre commerciale".

Très hostile au magnat de l’immobilier new-yorkais et fervent soutien d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale, celui dont "la valeur des actifs a fondu de près d'un milliard de dollars après les élections", selon l’Agence France Presse (AFP) qui cite "des informations de la presse", n’a cessé de multiplier les attaques contre le 45e président des États-Unis. Il a ainsi indiqué à une journaliste de Bloomberg TV qui retransmettait son intervention en direct, que Donald Trump "prépare une guerre commerciale" avec la Chine, faisant sans doute référence aux multiples déclarations de ce dernier sur la politique commerciale et de changes de Pékin.

Son discours contraste effectivement avec l’avis général des participants de ce forum économique, qui salue la relance de la nouvelle administration républicaine en faisant l’impasse sur ses projets protectionnistes. Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI), a ainsi ouvert le traditionnel débat sur les prévisions économiques en affirmant : "Pour la première fois depuis six ans, le FMI a revu à la hausse ses prévisions de l'année écoulée, la croissance mondiale pourrait atteindre 3,5% en 2017 et de 3,6% en 2018. Nous avons relevé nos chiffres pour les États-Unis en raison des mesures de soutien qui seront probablement prises."

De même, selon Laurence Fink, le patron de BlackRock, le plus grand gestionnaire de fonds au monde avec plus de 5000 milliards de dollars gérés, cité par Le Figaro, "les électeurs britanniques et américains ont le sentiment d'avoir été entendus ce qui contribue à les rendre optimistes". Conséquence : "depuis le 8 novembre dernier, les ventes de voitures neuves ont rebondi aux États-Unis et les projets de relance budgétaire et des infrastructures ont dopé les actions des entreprises et celles des cimenteries ont doublé", a-t-il conclu.

Pour autant, concernant le volet protectionniste, M. Fink espère "que ce ne sera pas sa politique, même si de telles mesures ont été annoncées pour répondre à ses électeurs" car les conséquences qui en résulteraient, seraient réellement néfastes pour les consommateurs américains. Il rappelle qu’aux États-Unis, "80 à 90% des produits des grandes surfaces sont fabriqués à l'étranger".

Du côté canadien, les réactions sont plus nuancées à l’image de Michael Sabia, le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui affirme avoir du mal à comprendre l'optimisme de certains envers Trump à Davos en raison d'un "mur de risques".
"Beaucoup semblent convaincus que cette nouvelle administration mettra en vigueur des politiques au cœur des préoccupations du monde des affaires et qui vont dynamiser l'économie rapidement en 2017. J'ai trouvé cela surprenant, parce que c'est très axé sur le court terme.", a-t-il expliqué à La Presse canadienne.

En effet, ont-ils déjà oubliés les propositions du nouveau président américain en matière d’économie mondiale et de libre-échange? Doit-on rappeler que lors de sa campagne, il a remis en question certains accords commerciaux comme l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et le Partenariat transpacifique (PTP), qu’il a avancé la possibilité d'instaurer de nouvelles barrières tarifaires comme par exemple, une taxe de 35% aux entreprises américaines installées à l'étranger et vendant leurs produits aux États-Unis? Des propositions qui avaient pourtant à l’époque, fait grincer des dents plusieurs dirigeants d’entreprises.



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