EVERETT, 17 février 2012 (AFP) - Le président Barack Obama a promis vendredi de faire tout ce qui est en son pouvoir pour développer les exportations de produits américains afin de relancer l'emploi, lors d'une visite dans le fief de l'avionneur Boeing dont il a cité le dynamisme en exemple. M. Obama, qui concluait à Everett (Etat de Washington, nord-ouest) une tournée de trois jours centrée sur l'industrie mais aussi sa campagne de réélection, a promis de "ne pas rester inerte lorsque nos concurrents ne respectent pas les règles" du commerce international.
Le président, critiqué pour sa supposée mollesse vis-à-vis de Pékin jeudi par le candidat à l'investiture républicaine Mitt Romney, a réitéré son engagement de faire enquêter sur "les pratiques déloyales de pays comme la Chine ou d'endroits comme l'Europe".
Il a en outre appelé le Congrès, où ses adversaires républicains sont en position de force, à prolonger la charte de la banque d'import-export, une organisation qui prête aux entreprises américaines afin de faciliter leurs exportations.
M. Obama a révélé avoir donné l'ordre à cette banque "de permettre aux entreprises américaines de lutter à armes égales en offrant (aux entreprises) le même financement à l'exportation que leurs concurrents reçoivent injustement d'autres pays".
Le président, qui avait souhaité en 2010 doubler les exportations en cinq ans pour relancer l'emploi, a affirmé que "nous sommes en avance" sur cet objectif.
Alors que le taux de chômage a baissé de 0,4 point en deux mois, "notre économie est en train de se renforcer", a aussi assuré M. Obama, qui avait auparavant visité la chaîne de montage du dernier-né de Boeing, le 787 "Dreamliner".
"Ici, chez Boeing, les ventes sont en train d'exploser. L'année dernière, les commandes d'avions commerciaux ont augmenté de 50%. Et pour répondre à cette demande, Boeing a embauché 13.000 personnes dans tous les Etats-Unis", s'est réjoui le président.
M. Obama a passé sous silence les nombreux retards et problèmes techniques ayant accablé le programme du 787, qui, malgré son carnet de commandes plein, ne sera pas rentable avant des années, de l'aveu du PDG de Boeing Jim McNerney.


























