À force d’avoir été annoncée à la croisée des chemins, l’agriculture africaine a fini par se perdre, prise dans des vents contraires. La nouvelle donne initiée par l’irruption des puissances émergentes est une énième chance pour un continent qui pourrait s’offrir le luxe d’être le grenier du monde. À plusieurs conditions, dont la première est la volonté politique.
Agriculture africaine
L’agriculture africaine : Les voies de la modernisation
L’agriculture africaine : la dépendance alimentaire
L’agriculture africaine encore très fortement composée de petites exploitations artisanales, ne parvient toujours pas à répondre aux demandes de sa population alors que les trois quarts de la population africaine travaillent dans le secteur agricole qui fournit ainsi près de 60% des emplois sur le continent. En cause, une production qui n’a cessé de baisser au cours de ces dernières décennies pendant que la population a continué à augmenter, et une dépendance à l’importation des produits agricoles de plus en plus accrue qui a fait de l’Afrique le continent le plus dépendant du monde au niveau alimentaire.
L’agriculture en Afrique : une production à relever
Comme dans plusieurs secteurs de l’activité économique, l’agriculture africaine est à la traîne. Ballotée entre des plans de développement inadaptés et les aléas climatiques, ce secteur de production affiche des résultats en dents de scie. Si on y ajoute les années de crise et les multiples plans de restructuration des années 90, il ne faut point se surprendre que la disette sévisse de plus en plus sur le continent.
L’agriculture africaine : « le hold-up » des terres
Depuis le début des années 2000, l’Afrique a vu ses terres agricoles prises d’assaut par de nombreuses multinationales privées et gouvernementales venues notamment des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient. Des pays qui, pour répondre aux besoins de plus en plus croissants de leur population en produits miniers et alimentaires, se sont ainsi lancés dans une course effrénée de rachat massif et continu de millions d’hectares de terres agricoles du continent africain. Avec 37% des terres arables de la planète, l’Afrique est donc devenue l’objet de toutes les convoitises, faisant de cette question de la propriété des terres, un enjeu majeur sur le continent.
L’agriculture africaine : un état des lieux alarmant
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a annoncé, ce lundi 20 février, avoir accordé une aide de 10 milliards FCFA (soit un peu plus de 20 millions de dollars) à cinq de ses huit pays membres (Burkina, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal) touchés par l’insécurité alimentaire, à cause de l’insuffisance des pluies durant la dernière saison agricole. L’Uémoa a également décidé que la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) financera, « sous forme de prêt » des projets agricoles, à court terme, à hauteur de 12 milliards FCFA (plus de 24 millions de dollars). Les ministres ouest-africains se sont ainsi engagés à « poursuivre les efforts de prise en compte dans les budgets nationaux, du financement de l’agriculture [...] pour assurer l’autosuffisante alimentaire de l’Union ».



























