Le vice-ministre s'exprimait alors que l'ANC doit adopter un rapport qui exclut toute nationalisation des mines sud-africaines, mais préconise de relever la fiscalité qui leur est appliquée afin d'augmenter les revenus que le gouvernement peut tirer des richesses du sous-sol.
"Nous allons vraiment aller de l'avant avec une politique de valorisation. Nous voulons un modèle dans lequel tout le monde travaille ensemble, le secteur privé, les entreprises d'État et le gouvernement, et qui profite à tous les Sud-Africains", a déclaré M. Oliphant.
"Nous ne réalisons toujours pas le potentiel considérable que présente notre avantage comparatif dans les minéraux. Les investisseurs doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas simplement venir ici, s'en saisir et s'en aller. (...) Il va y avoir de nouvelles règles", a-t-il dit.
La ministre des Ressources minérales Susan Shabangu devrait donner un avant-goût de la nouvelle politique gouvernementale lors de son discours d'ouverture du Mining Indaba mardi, tandis que le président Jacob Zuma devrait aborder la question dans son discours annuel sur l'état de la Nation jeudi.
L'Alliance démocratique, principal parti de l'opposition, a déjà prévenu, dimanche, qu'une hausse des impôts pesant sur le secteur minier conduirait à des pertes d'emplois et découragerait l'investissement.
La Ligue de jeunesse de l'ANC, qui dénonce la lenteur des transformations socio-économiques en Afrique du Sud après dix-sept ans de pouvoir du parti, réclame à cor et à cri une nationalisation des mines sans compensation, ce qui a mis en émoi les milieux d'affaires.
Son président Julius Malema, qui portait cette revendication, a cependant été reconnu coupable en appel d'atteinte à l'image et la cohésion du parti au terme d'une procédure de discipline interne, et risque une longue suspension.

























